La rivière en mouvement

29 janvier 2020

 

Chaque cours d’eau charrie, au fond de son lit, des sédiments, pierres, cailloux, graviers, sables qu’il arrache à ses berges. Il transporte, en suspension, les éléments les plus fins.

 

Grâce à ces matériaux et à la force du courant, le cours d’eau fait aussi évoluer sa trajectoire en décrivant des courbes plus ou moins prononcées (méandres) dans le paysage.

 

 

 

 

 

 

 

Cela lui permet d’acquérir, lorsque la pente est faible, une certaine vitesse par des phénomènes hydrauliques complexes. En période de basses eaux, il dépose ses sédiments les plus lourds et les reprend lors de la crue qui suit.

 

Le fond du cours d’eau n’est pas homogène et la hauteur d’eau varie, ce qui permet d’obtenir des vitesses d’écoulement différentes, lentes ou rapides. Les zones d’accélération du courant permettent notamment d’oxygéner les eaux.

 

 

Les sédiments lui permettent d’aménager le fond de son lit. La SauldreLe cours d’eau créée ainsi des «habitats écologiques» permettant l’accueil de plantes et petits animaux aquatiques (mollusques, vers, insectes, poissons…), la constitution de chaînes alimentaires entre proies et prédateurs, et leur production.

 

 

 

 

 

 

La Sauldre qui évolue, entre Salbris et Romorantin-Lanthenay, sur une couche d’alluvions assez large et meuble, sans rencontrer de roche dure, dessine de nombreux méandres. Elle est en équilibre avec son environnement.

 

Lorsqu’elle est entravée par un barrage, son lit s’élargit, elle perd de la vitesse et dépose ses sédiments.  Lorsque ses berges sont protégées par l’érosion, elle dissipe son énergie en creusant son lit. Attention, si l’on retire des sédiments de la rivière celle-ci va les rechercher plus loin en attaquant ses berges et/ou en creusant son lit.