Milieux humides

29 janvier 2020

On trouve dans les bassins versants des cours d’eau, des zones humides que l’on repère souvent par les plantes aquatiques qui poussent sur leurs sols gorgés d’eau une grande partie de l’année.

 

 

 

Parmi les milieux humides, que l’on rencontre dans le bassin versant de la Sauldre, on peut citer : les prairies inondables, les marais de saules ou plus rares de Piment royal, les forêts alluviales, les anciens méandres. Ce sont aussi les landes tourbeuses et d’anciennes mares apparues lors du dégel des sols à la fin des dernières glaciations il y a 10 000 ans. Ces zones absorbent comme des éponges, les excédents d’eau en période de pluie qu’elles restituent en période de sécheresse. Grâce aux plantes qu’elles hébergent, elles jouent également un rôle de filtre épurateur des cours d’eau. Elles hébergent des plantes et des animaux souvent rares (plantes carnivores, orchidées, fougères, insectes dont certaines libellules, des grenouilles, des tritons…).

 

 

 

L’aménagement des étangs, à partir du XIIème et XIIIème siècle a consisté à aménager les marais qui s’étaient naturellement formés à la confluence des cours d’eau.

Ces zones humides hébergeaient une flore et une faune remarquables. La plupart de ces espèces sont devenues rares, réfugiées ici et là dans les zones humides des bassins versants.

Hélas bien des étangs aménagés aux dépends de zones humides remarquables (landes tourbeuses, prairies alluviales…) ne jouent pas ce rôle. C’est notamment le cas des plans d’eau créés avec des moyens mécaniques depuis le siècle dernier. Ils contribuent à la dégradation des cours d’eau, ils captent les eaux de ruissellement, stoppent les écoulements. Livrés au soleil, leurs eaux se réchauffent et s’évaporent modifiant la répartition initiale des espèces